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Changements climatiques : l’activité humaine serait la principale cause selon la science

19 janvier 2021

Une nouvelle étude estime que les activités humaines sont responsables de la presque totalité du réchauffement climatique observé à l’échelle mondiale, les processus naturels ayant eu un impact négligeable selon les scientifiques. Ce réchauffement cause non seulement d’énormes dommages à l’environnement : il génère également des pertes financières importantes. Voici de nouvelles données qui montrent l’importance de redoubler d’efforts afin de choisir des matériaux plus écologiques, comme le bois, dans le but de réduire l’empreinte environnementale des nouvelles constructions.

La planète a gagné plus de 1 °C depuis le milieu du XIXe siècle, provoquant déjà une multiplication des phénomènes météo extrêmes à travers le monde. Pour déterminer quelle part de ce réchauffement est due à l’activité humaine, une équipe internationale de scientifiques ont analysé 13 modèles climatiques différents pour simuler les changements de températures selon trois scénarios : dans le premier, les aérosols sont les seuls contributeurs au réchauffement, dans le deuxième, seuls sont considérés les forçages naturels, et dans le troisième les émissions de gaz à effet de serre sont prises en compte. Les résultats publiés lundi dans la revue Nature Climate Change sont frappants : l’activité humaine aurait contribué au réchauffement à hauteur de 0,9 à 1,3 °C, une estimation qui correspond au réchauffement actuel.

Rappelons que l’accord de Paris de 2015 vise à maintenir le réchauffement climatique à 1,5 °C, une limite que nous sommes malheureusement très près d’atteindre si l’augmentation de la température mondiale provoquée par l’Homme se situe bel et bien dans les alentours de 1,3 °C.

Des impacts jusque dans notre portefeuille

Au Canada, les dommages assurés attribuables à des phénomènes météorologiques extrêmes sont d’ailleurs en hausse et ont atteint 2,4 milliards de dollars selon Catastrophe Indices and Quantification Inc. En fait, 2020 se classe maintenant au quatrième rang des pertes assurées annuelles les plus importantes depuis 1983. Et signe que la situation ne va pas en s’améliorant, si on regarde les 10 années de pertes les importantes jamais enregistrées à l’échelle du pays, huit étaient dans la dernière décennie.

Selon la société de réassurance Munich Re, les pertes mondiales dues aux catastrophes naturelles ont atteint cette année 270 milliards $, soit un montant nettement supérieur à celui des années précédentes.

Construire en bois : une solution pour lutter contre les changements climatiques

De nombreuses études ont démontré au fil des ans les avantages écologiques du bois utilisé dans la construction de bâtiments. En comparant les émissions de GES entre les trois matériaux de construction les plus utilisés, soit le bois, le béton et l’acier, et ce, tout au long du cycle de vie de ces derniers, la transformation du bois se positionne comme étant la moins émettrice, et de loin. Pour donner une base comparative valable entre les trois matériaux, l’équipe de Cecobois a récemment comparé une poutre sur appui simple avec un cas de chargement standard (14,4 kN/m) et une portée standard (7,3 m) à l’aide du logiciel Gestimat, reconnu pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) lié à la fabrication des matériaux de structure. Résultat : La poutre en bois n’émet que 78 kg équivalent CO2, contre 444 kg pour le béton armé et 537 kg pour l’acier.